A propos de moi

L'histoire d'une passion


Je débutai ma passion pour la batterie à l'age de quatorze ans. C'est ainsi qu'avec plusieurs amis, nous créâmes un groupe sous le nom d'artiste I Faggiani Reali. Notre groupe se réunissait la pluspart du temps dans une cave pour s'adonner à notre notre passion qu'était la musique.
Après quelques mois, nous commencions déjà à réaliser des morceaux inédits et décrochions quelques contrats pour jouer à l'occasion de fêtes, mariages, baptêmes, etc...

En 1976, nous allâmes chanter en Sicile à Sera di Falco pour un concours organisé par le village, concours des nouvelles voies. Nous nous étions présentés en interprétant l'une de nos chansons, Lisa. Cette dernière nous valut la première place ... Une aventure que nous n'oublierions pas !
S'en sont enchaînées ensuite plusieurs participations auprès de différentes chaînes télévisées dans le Benelux.

Nous sortîmes donc naturellement notre premier 45 tours Lisa. Pour nous, notre rêve se réalisait enfin.
Un peu d'argent rentrait donc pour vivre mais hélas pas encore assez pour se permettre ces si beaux instruments qui faisaient briller nos yeux. Nous formions néanmoins un groupe uni et qui ne demandait qu'à découvrir !

Puis à l'improviste, un malheur nous frappa. Notre guitariste, et ami, venait d'avoir un accident de la route alors qu'il conduisait sa moto. Quelques mois plus tard, il nous quittait définitivement. Nos coeurs s'emplirent de tristesse.
Avant de nous laisser, il écrivit une chanson sur son lit de mort. Il réalisa l'exploit malgré la souffrance qui le rongeait. Il me demanda alors de la reprendre pour lui. Une façon à lui de rester pour toujours dans Nos coeurs. Il avait intitulé Sa chanson Un amore perduto
La douleur étant trop forte suite à sa perte, je quittai le groupe sans pouvoir accéder à son ultime voeu. C'est ainsi que le restant des I Faggiani Reali sortirent le 45 tours seuls. Ce fut une période de ma vie très difficile car la douleur me tenaillait.
Seul, je ne chantais plus que Sa chanson entre mes murs. Je me rapprochai également de sa famille qui me considéra finalement comme un fils.
...Je me rendit compte que j'avais abandonné la musique.

Les mois passèrent ...et un jour je rêvai de lui. Il me demanda de reprendre la musique. Je le devais! Je devais continuer pour sa mère qui m'appréciait tellement. Nous nous embrassâmes et il me répéta de continuer de penser à lui et à ce qu'il voulait ...avant de me réveiller ...seul.
Au nom de l'amitié que je lui portait, je recommençai à jouer de la guitare seul. Seulement cette fois, j'étais vraiment seul. Même mes parents, qui avaient du retourner sur leur terre natale, n'étaient plus à mes côtés. Je n'étais alors qu'un jeune adolescent dont la vie poursuivait son chemin dans la tristesse...

C'est ainsi que petit à petit, je retrouvai le goût pour la musique. Je jouais à présent de la guitare. Je repris confiance en moi en jouant au sein de restaurants italiens. Commença pour moi une nouvelle vie!
Nouvelle vie, avec nouveau bonheur ! Je rencontrai la femme de ma vie et me mariai. La venue de mes deux enfants compléta mon bonheur. Une fille et un garçon magnifiques ! Je les voyais grandir comme je l'avais toujours désiré.

Qui dit bonheur dit également ... une épouse qui me soutint dans ma passion, la musique! Alors je me mis à écrire. J'écrivis une chanson pour ma fille. Une chanson qu'elle pourrait interpréter de sa splendide voie. Elle n'avait alors que 8 ans mais se mis à interpréter ma chanson comme je n'avais osé l'espérer. C'est ainsi que je sortis son premier 45 tours Therri.
Elle était certe un peu petite pour interpréter ce morceau mais elle compris quand même qu'elle le faisait pour faire passer un message aux garçons qui sont sur les rues et prennent de mauvais chemins.
Un producteur ne tarda pas à la remarquer et à la diriger dans le monde de la chanson. Je gardai quant à moi, les droits d'auteur.
Elle eu son succès national et je me décidai à lui écrire une seconde chanson. Car désormais, elle grandissait dans la musique. J'intitulai la chanson Un minuto con te. Seulement, la différence cette fois, était que je me trouvais à ses côtés sur la scène. Je revivais à nouveau comme dans un rêve. Rêve duquel l'on ne veut plus se réveiller.

Mais ma fille grandissait. Et grandissait un peu vite pour moi :) Après quelque temps, elle m'annonça vouloir arrêter. Je ne m'y opposai absolument pas et respectai chacun de ses choix.
...Je me retrouvai à nouveau seul dans la musique et devais tout recommencer.

Je me mis alors à jouer du synthé et recommença à créer des morceaux. Des morceaux pour exprimer ce que j'avais en moi ...parce que c'est ce que la musique fait de mieux!
Me pris ensuite l'envie de faire tout par moi-même et défouler mon passé. Je me créai ainsi un studio musical, écrivis, chantai, jouai,  réalisai et produisis. Ma passion ne finirait jamais!

Aujourd'hui encore, je suis fier de continuer. Je viens de sortir un single. Une chanson reprise de Leorme qui s'intitule Amico di ieri. Cette chanson me rappelle les années 70 dans ma jeunesse ...malgré que je suis à présent grand-père. Grand-père heureux d'ailleurs ...ses petits enfants s'intéressent déjà à la musique et au chant. Qui sait ? Ce sera peut-être encore une épreuve ou un autre rêve à réaliser ?
Enfin, j'ai appris que la vie est belle comme elle vient malgré qu'il faille pour cela souvent la réceptionner avec beaucoup d'adresse.

Ce que je peux juste encore espérer, c'est qu'avant de partir, je puisse moi aussi écrire une merveilleuse chanson pour une personne à qui je pourrai donner de l'espoir comme l'a fait mon ami guitariste. Mon AMI que je n'oublierai jamais et qui restera à gravé au fond de moi. Aujourd'hui, je joue et chante pour LUI.


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